Canada : population

 Par rapport à l’immense superficie du pays - un peu moins de 10 millions de km² - ces chiffres sont très faibles. Et la densité elle-même n’est vraiment pas importante : à peine 3 habitants par km².
De plus, cette population est inégalement répartie sur le territoire. La plus grande partie est concentrée sur une zone méridionale de 160 km environ de large à partir de la frontière commune avec les Etats-Unis et dans une certaine mesure, sur la bordure du Pacifique dans l’Etat de la Colombie britannique.
La répartition par province et par territoire le montre. Les provinces les plus peuplées sont l’Ontario avec 12.392.700 habitants soit 38,8% de la population canadienne, le Québec avec 7.540.800 soit 23,6%, la Colombie britannique avec 4.196.400 soit 13,1% et l’Alberta avec 3.201.900 soit 10%. Ces quatre provinces groupent l’essentiel de la population du Canada. (85,5%). Quant aux trois territoires situés au Nord du pays, les Territoires du Nord Ouest comptent 42.800 habitants, le Yukon 31.200 et le Nunavut 29.600. Chacun d’eux ne représente chacun que 0,1 % de la population totale.
Au niveau ethnique, en 1999, 19 % des Canadiens se disent d’origine canadienne (ceux dont les ancêtres sont arrivés aux temps de la colonisation notamment), suivis par ceux qui se disent d’ascendance britannique : 17%, ceux ayant une ascendance française : 9% ; ceux ayant une ascendance combinée britannique, française ou canadienne : 10%, ceux ayant une ascendance britannique ou française ou canadienne combinée avec une autre origine : 16%. Près de 28% ont des origines autres que britanniques, françaises ou canadiennes.

Démographie :
Taux de natalité (2005) : 10,5%
Taux de mortalité (2005) : 7,3%
Taux de fécondité : 1,6 enfant par femme
Age médiane : 37,6 ans
Le taux de natalité est très bas et compense à peine le taux de mortalité, d’où un taux de naissance naturel faible. Si l’on considère le taux de fécondité de 1,6, il ne permet pas le renouvellement naturel de la population dont le taux est de 2,1 enfants. Eu égard à l’âge médian, l’on constate que la population est en train de vieillir.
L’immigration compense dans une certaine mesure ces phénomènes démographiques.

Politique de natalité :
La baisse du taux de natalité a commencé à partir des années 1970 et aboutit à terme à un vieillissement de la population, même si elle est tempérée quelque peu par l’immigration.
La stratégie actuelle au Canada est de favoriser cette immigration et d’encourager les personnes appartenant à la génération du baby boom à demeurer le plus longtemps sur le marché du travail.
Les causes de la baisse de la natalité sont multiples : l’entrée de plus en plus importante des femmes sur le marché de l’emploi, « libération psychologique » de la femme qui peut désirer avoir moins d’enfants, utilisation de moyens de contraception efficaces et accès facile à l’avortement.
Des prévisions estiment qu’en 2025 et pour la première fois dans l’histoire du Canada, le nombre de décès serait plus important que celui des naissances.
Actuellement, la majorité des femmes canadiennes continuent à enfanter moins que la moyenne mondiale.
Par ailleurs, il semble que les immigrées de fraîche date et les canadiennes plus ferventes en matière de religion procréent plus.

Politique d’immigration :
Au cours des 150 dernières années, plus de 14 millions de personnes ont émigré au Canada et 16 millions de Canadiens sont des immigrés de la première génération.
Selon la loi constitutionnelle de 1867, l’immigration est de la responsabilité concurrente du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux. Certaines provinces comme le Québec ont effectivement leur propre politique d’immigration, qui est par exemple, d’encourager l’entrée d’immigrants francophones.
Présentement, le gouvernement fédéral dépose auprès du Parlement fédéral les quotas d’immigrations, après consultation publique avec les entités intéressées comme les gouvernements provinciaux, les organismes humanitaires ou les communautés ethniques. Le principal responsable en matière d’immigration est depuis 1977, la Commission de l’emploi et de l’immigration, qui prend les décisions que même le gouvernement fédéral ne peut annuler, sauf pour motifs de sécurité. Il y a des règles d’éligibilité pour les candidats à l’immigration et elles prévoient l’admission de trois catégories de personnes : la famille (proches parents) d’un immigrant déjà sur place, les candidats indépendants, admis sur la base de la qualité professionnelle, des besoins du marché du travail, et les réfugiés politiques pour lesquels 10% des places sont réservés.
Il y a aussi le problème de l’immigration sauvage qui est difficile à maîtriser pour diverses raisons.

Urbanisation et mobilité de la population :
Le processus d’urbanisation du Canada s’est développé au cours des années. Le taux est passé de 5% en 1800 à un peu plus de la moitié en 1920 et actuellement 78% de la population canadienne vit dans les zones urbaines.
Une particularité du Canada est que 60% de la population vivent dans les principales agglomérations appelées Régions Métropolitaines de Recensement (RMR), qui sont constituées par les villes de plus de 100.000 habitants.
Les ¾ de la population habitent dans les zones urbaines concentrées dans le corridor Québec Windsor (notamment dans les Régions de Recensement Toronto- Hamilton, Montréal et Ottawa – Gatineau), les basses terres continentales de la Colombie britannique (de la vallée de Vancouver jusqu’au bout de la vallée du Fraser) ainsi que le corridor Calgary- Edmonton de l’Alberta
En 2000, les quatre principales agglomérations que sont Toronto avec 4.680.000 habitants, Montréal avec 3.430.000, Vancouver avec 2 millions et Ottawa- Hull (la région fédéral de la capitale) avec 1.100.000, forment le 1/3 de la population du pays.
Les causes de l’urbanisation sont principalement les changements économiques, sociaux et politiques qui se sont produits et continuent à se produire dans un contexte assez complexe d’industrialisation, de processus de transformation et de modernisation ainsi que le développement des moyens des transports (notamment le transport aérien) qui permettent la mobilité géographique d’une partie de la population canadienne.
Quatre canadiens sur dix ont déménagé entre 1996 et 2001. Il a été constaté également que le mouvement vers l’Ouest du pays a continué mais pour s’arrêter aux Montagnes Rocheuses, que les jeunes adultes migrent volontiers vers les grandes agglomérations. Par contre, un certain nombre de personnes âgées quittent les régions métropolitaines pour s’installer dans des villes plus petites, voire dans les zones rurales.

Les autochtones :
La constitution canadienne reconnaît trois peuples distincts dits autochtones : les premières nations constituées par les Indiens, les métis, d’origine à la fois autochtone et européenne et les Inuits, qui sont les habitants de l’Arctique. Actuellement, la population autochtone ne représente que 3% des Canadiens soit 790.000 personnes, quoiqu’elle connaît un taux de croissance de près du double de la population générale. 69% des autochtones appartiennent aux Premières nations, 26% sont des métis et 5% des Inuits. Quoique chacun de ces groupes a sa propre identité, ils ont en commun un grand sentiment de fierté culturelle, une relation interne avec la nature, un respect pour toute forme de vie et un des désire ardent d’occuper la place qui leur revient dans la Société canadienne :

Les femmes :
Elles ont lutté pendant de longues années pour avoir les mêmes droits que les hommes, droit politique comme celui de pouvoir voter lors des élections fédérales ou économique comme celui de travailler hors du foyer
En 1929, moins de 4% des femmes travaillaient en dehors du foyer
En 1995, elles sont 55% à avoir un travail rémunéré (contre 67% pour les hommes). Elles se marient plus tard, ont moins d’enfant et beaucoup d’entre elles vivent de façon autonome.

Les langues
Les deux langues officielles sont l’anglais et le français qui sont les langues maternelles respectivement de 59,7% et de 27,2% de la population du pays. La loi sur les langues officielles du 7 Juillets 1969 donne au français un statut égal à celui de l'anglais dans toutes les instances gouvernementales. La langue officielle du Québec est le français et dans la province du Nouveau Brunswick, le français et l’anglais sont les deux langues officielles.
Dans les autres provinces, la langue officielle est l’anglais.
Dans les territoires du Nord Ouest, plusieurs langues autochtones ont un statut officiel tandis qu’au Nunavut, l’inukut est la langue de la majorité de la population et constitue l’une des trois langues officielles de ce territoire.
Les langues non officielles ont une grande importance car 5.200.000 personnes parlent au moins l’une d’entre elles en tant que première langue. Les langues non officielles considérées comme langues maternelles comprennent le chinois, parlé par 835.745 locuteurs natifs (personnes considérées comme ayant intégré les règles de sa langue maternelle), l’italien parlé par 469.485 habitants, l’allemand par 438.400, et à part celles-là d’autres langues existent.

Religion :
Les Canadiens pratiquent une variété de religions. En 1999, plus de 4/5 sont des chrétiens (46% de catholiques et 36% de protestants), 12,5% n’ont aucune croyance religieuse et le reste a des religions non chrétiennes, dont la plus importante est la religion musulmane, le judaïsme, le bouddhisme, l’hindouisme et le sikhisme.

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