Copie tableau

 Que ce soit Londres ou Venise, des paysages de suisse ou d’Etretat, l’eau, celle des rivières, des fleuves ou de la mer est souvent présente dans les œuvres des impressionnistes du XIXe siècle. Turner l’utilise comme métaphore de ce que le monde a de plus mouvant, la condition humaine de plus éphémère. : Scènes de port, de mer calme ou déchainée, de rivière, de lagune. Chez Monet, le miroir aux vanités devient miroir magique, multipliant les effets de lumière et de reflets et l’on remarque cette recherche de l’effet dans ses nombreuses séries dans lesquelles il cherche à saisir une autre nuance du mouvement, une autre qualité du reflet, un autre jeu de lumière sur cet élément perpétuellement en mouvement qu’est l’eau. Elle est également pour lui l’ami du soleil, le lieu des reflets comme dans le soleil couchant sur la seine. A la fin de sa vie, alors qu’il ne peignait que la végétation et les reflets sur l’eau de son jardin à Giverny, il conçut le futur accrochage de l’ensemble des nymphéas qui sera installé au musée de l’Orangerie. L’ensemble compose un gigantesque environnement de peinture donnant à celui qui regarde la sensation de se trouver au sein même du paysage, là où naît la sensation, au milieu de l’eau. Le soleil est lui aussi omniprésent . C’est la lumière, la vie, l’éclairage de l’œuvre. Chez Turner ; Il est souvent situé au centre géométrique et symbolique d’une composition à schéma perspectif central. Comme si Turner voulait, nous placer face au soleil entre illumination et éblouissement. Obsession des artistes mais aussi défi car qui dit soleil dit également lumières, couleurs, ombres. Sans soleil, pas de représentation possible. Ce défi se retrouve dans les scènes porturaires de Claude Lorrain et au contraire de Turner l’astre est representé dans ses œuvres rayonnant et l’illumination d’un monde idéal, harmonieux. Les peintres du XIXe siècle sont désireux d’observer le monde s’aidant d’outils que la science –notamment l’optique – leur procure. Dès lors, le soleil, mais aussi bien d’autres phénomènes naturels deviennent pour eux des sujets de connaissance et de représentation. Mais on peut remarquer deux démarches différentes entre Turner et Monet. Le premier affronte le soleil pour se fondre en lui alors que le second , comme tous les impressionnistes, ne cherche qu’à saisir le phénomène et son rôle dans la perception que l’homme peut avoir du monde.

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