LE RACHAT DE CREDIT pour la famille Meunier

Dans ce genre d'investissement donc, le bien immobilier acquis doit être mis en location pendant un certain temps. Les loyers perçus serviront à rembourser une partie du prêt immobilier, mais il y a une durée minimum de mise en location à respecter. Monsieur Meunier travaille dans un laboratoire pharmaceutique, tandis que madame Meunier est conseillère -vendeuse dans un grand magasin de mode pour tous les âges. Ils ont deux enfants de quatorze et douze ans. Ils gagnent chacun un salaire un peu au dessus de la moyenne. Depuis le début de leurs activités professionnelles, les époux Meunier ont toujours fait une épargne mensuelle afin d'augmenter leurs économies au fur à mesure de leurs années de travail. C'est un comportement économique commun à presque tous les citoyens travailleurs. Pour cette raison, et puisqu'ils ont un crédit immobilier à rembourser (effectivement ils peuvent apporter une part régulière du remboursement même s'il y a les loyers), les époux Meunier ont satisfait beaucoup de leurs besoins matériels et financiers aux moyens de différents crédits à la consommation mis à la disposition des citoyens. Les gros achats pour l'intérieur ont été réalisés à crédits, que ce soit pour le mobilier ou les équipements électroménagers etc…. Mais ces crédits ont été payés définitivement depuis longtemps, ça fait quand même plus de quinze ans que le couple travaille ; monsieur et madame Meunier sont maintenant âgés de quarante sept et quarante six ans. Nous sommes en deux mille cinq. Les locataires des époux Meunier quittent la maison parce qu'ils sont affectés dans une ville de Valence. Le couple est à la fois content et un peu embêté. Content parce qu'ils peuvent enfin jouir réellement de leur bien, embêté parce qu'ils ont encore à charge pas mal de mensualités de remboursement. Mais pour cela ils se consolent bien vite. La famille Meunier n'a pas eu trop de mal pour le déménagement et l'emménagement, quoique certains travaux aient été obligatoires, telle la repeinte des murs intérieurs…. La maison dispose d'un garage pour deux voitures, comme c'est la mode depuis quelques temps déjà. Seulement, la famille Meunier n'a qu'une voiture ! Le couple se dit un jour : pourquoi ne pas acheter une seconde voiture ? Ce n'est pas pour remplir le garage mais pour le simple côté pratique des choses. Disposer de deux véhicules peut être très utile parfois, surtout que les deux époux sont professionnellement actifs. L'achat de leur seconde voiture, effectué il y a deux ans, s'est fait avec une « location avec option d'achat », une forme d'achat à crédit par lequel le couple a dû verser un « premier loyer » important pour pouvoir disposer du véhicule. Ils ont ensuite dû payer cinquante neuf loyers complémentaires d'un montant est moins important que le premier. Le paiement de ces loyers est étalé sur plus de quatre ans. Six mois après, monsieur Meunier voulait réaliser un projet qui lui tenait à cœur : acheter un camion semi-remorque pour faire des offres de transport à des clients potentiels, en somme, mettre sur pieds une petite société de transport. Il prépare tous les dossiers, effectue toutes les démarches…. Il achète un camion neuf avec leurs économies. Ses prévisions semblent se justifier. Des clients importants établissent des contrats de transport avec monsieur Meunier. Il a évidemment loué les services d'un chauffeur, qu'il paie avec l'argent du transport. A noter que les marchandises transportées par le camion de monsieur Meunier sont parfois, ou même presque toujours de grande valeur, et sont souvent constituées d'objets fragiles, destinés à la consommation. Elles varient beaucoup, allant des téléviseurs à écran plat aux verreries de luxe. Un jour, en deux mille six, une catastrophe arrive. Un accident a causé un carambolage sur une route départementale. Le camion de monsieur Meunier est entré en collision avec un véhicule plus petit, le camion s'est renversé mais il n'a été que partiellement détruit. Par contre, les marchandises transportées ont été endommagées et irrécupérables à quatre vingt pour cent. Le propriétaire a exigé de monsieur Meunier qu'il rembourse le tiers de leur valeur. Ne voulant point courir le risque de se voir traîner devant la justice (mais quelle justice), il accepte. Mais il doit faire de grosses réparations sur son camion qui, grâce à Dieu selon ses propres termes, est parfaitement récupérable. Le couple se serre les coudes et souscrit un crédit personnel pour résoudre tous ces problèmes. Sachant qu'ils ont trop de charges mensuelles, les époux décident de recourir au rachat de crédit. Après les démarches nécessaires, ils obtiennent un crédit unique qui concrétise le rachat de tous leurs crédits en cours (crédit voiture, crédit immobilier, crédit personnel). La mensualité de remboursement de ce crédit unique bénéficie, pour les Meunier, de soixante cinq pourcent de réduction. Ils reçoivent en plus dix mille euro de trésorerie. Le couple dispose désormais de plus d'argent à chaque fin de mois, et peuvent même augmenter leur épargne mensuelle. Monsieur et madame Meunier remercient le rachat de crédit. Ils vont essayer de sécuriser plus leur extra activité, qui n'est qu'à son début !
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